Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Haïti-Martelly: "C’est « nous » qui renforçons la démocratie"

 Haiti-Martelly: 

"C’est « nous » qui renforçons la démocratie[1]"

 

« La philosophie doit-elle donc, découragée et sans espérance, se retirer de ce territoire ? Tandis que l’empire des Formes s’agrandit dans toutes les autres directions, convient-il que ce domaine important entre tous soit abandonné au hasard informé ? Le conflit de forces aveugles doit-il dans l’ordre de la politique durer éternellement et la loi de la sociabilité ne triomphera-t-elle jamais de son ennemi l’égoïsme ? »[2]

 

Dans la démesure du langage politique (d’État) les mots du pouvoir ne peuvent être que réducteurs, toujours conflictuels, haineux et trompeurs. Donc, sans aucune réelle autorité sur la vie publique de la cité, sinon que l’exercice d’un pouvoir qui utilise la force pour ne connaitre et faire jouer sa différence qu’en incapacité à surmonter sa position magistérielle d’État, dont la parole devrait être pour la cohérence et la cohésion sociale l’instrument d’une politique en faveur de la démocratie.

Mais il est un dicton d’une vérité irréfragable : « on ne donne pas ce qu’on n’a pas ! ».

Jamais dans une société ne jaillira la source de la beauté du vivre-ensemble constructeur et impollué par la corruption des générations et des temps quand le rejet d’une catégorie d’hommes et de femmes, considérée comme ‘’Autres’’ à vilipender, marginaliser et réduire, reste le seul et unique dessein d’un « nous » en puissance et sans consistance éthique.

Dans la Responsabilité (politique) d’État lorsqu’on est incapable de se démarquer des écarts de comportements contraires à la bienséance et à la mesure, l’insistance de/dans la bêtise devient la marque indélébile d’une incompétence politique (qui interpelle, et donc) à interroger. Car l’avenir de la société en dépend forcément puisque, comme le pense Pierre Bourdieu, la base sociale n’est pas là où l’on croit qu’elle est, elle est à l’intérieur du microcosme politique[3].

L’action politique[4], écrit Richard McKeon, dépend de l’usage efficace de la langue et de la communication pratique. Cela pourrait être facilité par une théorie du langage ou, au moins, de ses opérations pratiques et par l’établissement de significations communes et non ambigües ou, au moins, en rendant plus claire la conscience des diverses significations[5].

Structurée en silence, rhétorique et violences, la société haïtienne ne cesse de se défaire dans la complaisance et l’irresponsabilité des uns et des autres face aux ridicules des politiques et des acteurs de (ce qu’on appelle) la société civile dont l’incroyable insouciance d’exigence du bien-être social, la parole toujours manipulatrice des leaders (de toutes sortes), et le destructivisme politique (politique de destruction) comme mode de procéder pour la prise et la gestion du pouvoir[6].

À défaut d’une politique d’engagement constructif (ou d’engagement politique constructif), les politiciens haïtiens se jouent le destin d’un « peuple longtemps en souffrance et attaché à la liberté ». En enfants égoïstes qui s’arrachent les uns les autres pour « jouer le yoyo » à tour de passe-passe au plaisir d’adultes en délire, la politique dévient cet espace, ce champ en friche d’hommes et de femmes laissant comprendre qu’ils sont incapables d’humanité véritable[7]. Et donc, de démocratie adulte[8].

On apprend de la vie et de l’histoire, comme l’écrit Jared Diamond, que la survie (de l'existence humaine) n'est affaire que de collaboration pratique. Ainsi, l’homme ne devrait-il pas se sacrifier pour l’homme en ne se glorifiant de rien, surtout lorsqu’on est dans la position de Responsabilité d’Etat ? Et l’Humanité étant la disposition de l’homme à assister son semblable, pour penser comme David Luglio[9], en se perdant dans un regard où le « Même » est vu comme « Autre » (ce visage de l’inconnu qui épouvante), par le déficit d’écoute on finira toujours par persister dans la bête, à être bête ou du moins à faire la bête.    

La Responsabilité politique d’État qui consiste en la sauve-[garde] des hauteurs de la dignité nationale ne peut pas et/ou ne doit pas se déployer dans une posture de haine (puissance du préjugé de toutes sortes), de démesure (brutalité autoritaire) et d’arrogance (aristocratique). Pourtant, c’est bien ce qui caractérise cette petite phrase trop lourde à porter pour et par une Haïti douloureuse trop longtemps en quête de lumières salvatrices comme l’exprime le chanteur Eddy François dans la musique « Tande »[10].

Ce « nous » toujours dichotomique dégageant la peste sociale. Ce « nous » incapable de se taire pour laisser parler et écouter l’autre. Ce « nous » qui n’est pas ‘’Nous’’. Ce« nous » qui ne fait pas appel à ‘’Nous’’. Ce « nous » qui persiste à n’être plus ‘’Nous’’. Ce « nous » vide d’haitialitude[11], qui porte toujours la démocratie-mot comme bouclier et la démocratie-chose comme marche-pied pour se hisser au haut d’un piédestal en quête de relief, où l’humain se perd dans la glorification de soi. Ce « nous » démoncratique et démocratiophobe de la démocratie puérile dans la société du mépris, où des corps n'existent que dans l'invisibilisation pour certains autres[12].

Non, ce (petit) « nous » ne peut et ne pourra en aucune façon engager lui-même la lutte contre l’égoïsme qui engendre (toujours) le désordre politique et la désolation sociale en Haïti.

Ainsi, la contradiction du social et de l’individuel trouve son sens aiguisé dans la décadence morale (à tous les niveaux de la vie nationale haïtienne). Et cette dernière (cette contradiction) n’est que l’expression superficielle d’une contradiction plus fondamentale qui est la lutte des classes[13]C’est en ce sens qu’on reprend l’idée de Foucault selon laquelle, pour comprendre le système de moralité d’une société, il faut poser la question : Où est la fortune ?

Pour finir, je dirai comme Luce Giard que nul ne peut s’absenter de la sphère publique, car nul ne peut éluder sa part de responsabilité politique dans ce qui est le combat de tous. Cette responsabilité fait partie de ce dont toute vie (humaine et sociale) aurait à rendre compte, quelque soit le nom attribué au tribunal : Raison critique, conscience morale, solidarité nationale, jugement dernier, etc[14]. Ainsi, il importe au plus haut point à tous les acteurs de la vie sociale et politique en Haïti, et en particulier au chef de l’État dans ses limites et ses prérogatives, de nourrir la flamme d’une exigence infinie (du bien, du beau, du bon et du vrai), un optimisme engageant et contagieux, le courage d’une radicalité où saurait un jour se déployer la liberté dans l’engagement de la fidélité créatrice du génie haïtien (l’haitialité, l’haitialitude) qui concernerait au même titre l’agir, le dire, le comprendre et le croire dans un ‘’Nous’’ haitiellement partagé[15]. Et par une conscience aigue des différences, trouvant dans le pluriel de la diversité ce qui assure à la société sa vitalité et sa force d’invention, l’unité plurielle naissante de ce que  Michel de Certeau appelle « l’union dans la différence » permettra de penser la politique sans penser politiquement. C’est-à-dire sans dénégation afin d’instituer la société comme collectivité solidaire, par-delà les différences qui la traversent. En ce sens, le rôle de chaque acteur (social et politique) Haïtien, et en particulier des décideurs politiques d’État, serait de voir comment sortir de la chienlit comme « lieu social » de la politique afin de passer du conflit à la communion des esprits . En fin de compte,  « penser l’humain » en s’engageant dans la promesse de ce « grand lever de soleil » du 1er janvier 1804 dont l'objectif est de faire une société qui produit du collectif établissant des solidarités par la formation d’espaces acceptés de redistribution des richesses (économiques, culturelles), et laisser croire encore en la politique.

 

"C’est le présent en effet qui est pressant, urgent, massif, parfois tragique : c’est lui qu’il faut organiser, améliorer, instruire, nourrir, habiller, soigner, développer, unir dans la solidarité du destin, dans un monde aux géopolitiques terriblement armées."                                                                                                                  (Théophile Obenga)

 

Par Jameson Primé

 

Notes:
[1] -« C’est nous qui renforçons la démocratie » est une phrase du président haïtien, J. Michel Martelly, qui dans un entretien accordé au journal La croix (propos Recueilli par Gilles Biassette à Port-au-Prince et publié sous le titre : ‘’Michel Martelly: « Sur les 10 milliards de dollars promis, Haïti n’a reçu que la moitié »’’ le 4 décembre 2013 sur <<la Croix>>), avait avancé cette phrase pour repondre à la dernière question portant sur la crise électorale et les manifestations auxquelles fait face le gouvernement haitien. Observant avec beaucoup d’attention les prises de parole du président haïtien, je trouve qu’il est une manière d’être de ce dernier, même dans les moments où il déploie des idées plus ou moins intéressantes, il finit toujours par se jeter dans la démesure comme au temps de ses années de comédien libertin hors pair. Mais la responsabilité politique d’Etat requiert des attitudes mesurées, et surtout dans un pays comme Haïti où la décadence sociale, politique, morale et culturelle est productive de graves relâchements humains dont les conséquences nous sont aujourd’hui plus que fatales.
2] - Friedrich von Schiller, Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, Paris, Aubier, 1992, p. 142
[3] -P. Bourdieu, « Champ politique, champ des sciences sociales, champ journalistique », Cahiers de recherche, no 15, GRS, Lyon, 1996, p. 15
[4] - « L’action politique » est définit en tant que « l’accès aux moyens de manipulation légitime de la vision du monde », Ibid., p. 13 (voir
[5] - Richard McKéon, Le pouvoir et le langage du pouvoir, (in Le pouvoir, Richard McKeon et al., Presses universitaire de France, 1956, p. 2)
[6] - Voir François Houtart et Anselme Remy dans leur ouvrage « Les référents culturels à Port-au-Prince » où au tableau 45 (page 79) il est décrit dans la représentation des enquêtés comment la corruption n’a pas  disparu dans la politique en Haïti et comment la violence utilisée comme arme pour déjouer et prendre le pouvoir n’est pas bien vue de la population.  (François Houtart et Anselme Remy, « Les référents culturels à Port-au-Prince », Port-au-Prince, Haïti, CRESFED, juin 2001)
[7] -Voir : Leslie Péan, Anténor Firmin n’est pas du passé et n’est pas dépassé (deuxième partie), Alterpresse, 21 septembre 2011.
[8] - Le terme <<démocratie adulte>> est utilisé par Cynthia Fleury dans son livre « Les pathologies de la démocratie » paru aux éditions Fayard en septembre 2005.
[9] -Voir Davide Luglio, La science nouvelle ou l’extase de l’ordre. Connaissance, rhétorique et science dans l’œuvre de G.B. Vico, Paris, PUF, 2003, p. 104 
-("Plus nous entrerons en communication avec l’humanité, plus nous serons familiarisés avec les préférences et les différences générales, puisque autrement notre conversation et notre discours seraient inintelligibles. Un langage général doit être formé pour exprimer une vue plus générale que celle qui nait des aversions et des désirs exprimant les intérêts d’individus ou de groupes particuliers, et dont on ne peut attendre qu’ils affectent les autres à un même degré. Les conversations au niveau de l’humanité ont été étendues, quant à leur nombre, leur essor et leur variété, au-delà des formes et des sujets imaginés pour elles au XVIIIe siècle. Cependant nous sommes encore loin d’avoir formé un langage général dans lequel les épithètes de louange et de blâme sont fixées en conformité avec les sentiments naissants d’une communauté élargie. Au lieu de cela, nous sommes devenus inquiets à propos de mots exprimant des buts et des attitudes que chacun approuve. Les mêmes mots par lesquels Hume espérait découvrir un sentiment général naturellement implanté en tous les hommes, ont été par-dessus examinés comme les instruments du pouvoir employé à renforcer des divisions d’intérêts existants." Voir Richard McKéon, Le pouvoir et le langage du pouvoir [in Le pouvoir, Richard McKeon et al., Presses universitaire de France, 1956, pp.3-4)
[10] -Vye frè anye
gade limyè m’ di w tande
men douvan pot la m’ kanpe vre
Sa fè lontan n’ap frape
Limyè lavi a n’ap chache la
Kote nou vle pou tout moun vanse
Douvan baryè a m’ di w m’ kanpe la
ouvè baryè a pou n’ vanse n’ale
Vye frè anye
sa fè lontan ou ap pale
nou menm nou la n’ap koute w la a
se verite n’ap chache
Sa fè lontan n’ap frape la
lasoud orèy fè w soufri tande
se vérite n’ap chache la
si gen limyè fo n’ vanse vre (…)  (Extrait de la musique « TANDE » chantée par Eddy François)
[11] -L’haitialitude est cette attitude de l’homme haïtien-haitiel par laquelle se dégage le sentiment d’un attachement réel au pays dans des actions qui laissent entrevoir par-delà la chienlit sociopolitique existant l’esprit du sérieux et de l’amour de bien faire. (Voir Jameson Primé, Invitation à l’Haitialité, www. jamesonprimeup.over-blog.net)
[12] - « encore une fois nous raisonnons ici en termes de classes et non en termes de personnes. Il y eut de part et d’autre des traitres et des combattants sincères. Mais considérés globalement, ou mieux en facteurs de classes : la bourgeoisie trahit ; le prolétariat résista. 
Sur quoi allait donc s’appuyer cette opposition bourgeoise dépitée ? Les masses, elles, avaient des revendications économiques sérieuses. Les revendications économiques de la bourgeoisie : c’est le pillage. […] Définissons donc ce nationalisme : une exploitation effrontée de l’Anti-impérialiste des masses, à des fins particulières, par la bourgeoisie politicienne. (…) », Jacques Roumain, Analyse schématique suivi de griefs de l’homme noir, Port-au-Prince, Presses nationales d’Haïti (collection Pensée critique), juillet 2007, pp. 10-11
[13] - Ibid. (Il nous est important de voir et de comprendre que les groupes d’argent et les acteurs politiques en puissance dans la société haïtienne promettent généralement la médiocrité, le non sens moral, l’inculture au détriment d’une éducation esthétique et morale sérieuse du peuple, des événements politiques et culturels récents peuvent en rendre témoignages.)
[14] -Voir Michel De Certeau, La prise de parole, Paris Editions du Seuil, Mars 1994
[15] -Voir Jean-François Petit, Comment croire encore en la politique ? (petite défense de l’engagement),  Editions Bayard, Avril 2011

 

******************************************************

Références de lectures

  • AGAMBEN, Giorgio, Etat d’exception, Editions du Seuil, 2003
  • BOURDIEU, Pierre, Propos sur le champ politique, Presse universitaire de Lyon, 2000
  • BLAIS, Martine, Réinventer la morale, Montréal, Editions Fides, 1979
  • CERTEAU, Michel de, La prise de parole (et autres écrits politiques), Paris, Editions du seuil, Mars 1994
  • CERTEAU, Michel de, L’invention du quotidien, nouvelle éd., Gallimard, coll. « Folio », 1994
  • COURTINE, Jean-François, Michel Deguy, Jean François Lyotard et al, Du sublime, Editions BELIN, 1988
  • DIAMOND, Jared, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, (Trad.de l’anglais par Agnès Boltz et Jean-Luc Fidel), Editions Gallimard (Col. Nouveaux Horizons), 2006
  • DIAMOND, Jared, De l'inégalité parmi les sociétés. Essai sur l'homme et l'environnement dans l'histoire, Editions Gallimard (Col. Nouveaux Horizons) 2000
  • FIRMIN, Antenor, De l’égalité des races humaines (Anthropologie positive),
  • FIRMIN, Antenor, L’effort dans le mal, Editions Panorama, 1962
  • FLEURY, Cynthia, Les pathologies de la démocratie, Editeur Fayard, Septembre 2005
  • FOUCAULT, Michel, Il faut défendre la société, Paris, Gallimard/Seuil, 1997
  • GARAUDY, Roger, Parole d’homme, Robert Laffont, 1975
  • GAUCHET, Marcel, La démocratie contre elle-même, Gallimard, 2002,
  • HOUTART François et REMY, Anselme, Les référents culturels à Port-au-Prince, CRESFED, Port-au-Prince, Haiti, Juin 2001
  • LAVIGNE, Jacques, L’inquiétude humaine, Paris, Editions Montaigne, 1953
  • LONGIN, Traité du sublime ou du merveilleux dans le discours, Trad. du grec de Longin par M. D., Paris, Librairie-Juré & Imprimeur ordinaire de l’Université
  • MACHIAVEL, Nicolas, Le prince, Paris, Flammarion (trad. par Yves LEVY),
  • MCKEON, Richard et al, Le pouvoir, Presses universitaire de France, 1956
  • PEAN, Leslie, Anténor Firmin n’est pas du passé et n’est pas dépassé (deuxième partie), Alterpresse, 21 septembre 2011
  • PETIT, Jean-François, Comment croire encore en la politique. Petite défense de l’engagement, Bayard, Collection Montrouge, avril 2011
  • PIERRE, Luc-Joseph, Eduquer contre la barbarie, Port-au-Prince, Haïti, Impr. Henri Deschamps, 1996
  • PRIME, Jameson, Invitation à l'hailialitéwww. jamesonprimeup.over-blog.net, 27 Mai 2013 (Articles)
  • ROSANVALLON, Pierre, La démocratie inachevée. Histoire de la souveraineté du peuple en France, éd. Gallimard, 2000
  • ROUMAIN, Jacques, Gouverneur de la rosée, Port-au-Prince, Editions Fardin, 2007, Collection Centenaire
  • ROUMAIN, Jacques, Analyse schématique suivi de griefs de l’homme noir, Port-au-Prince, Presses nationales d’Haïti (collection Pensée critique), juillet 2007
  • SAURAY, Eric, Haïti une démocratie en perdition : le peuple vote… le conseil décide, Paris, Dauphin noir, 2006,
  • SIMMEL, Georg, Le conflit, Editeur Circé, septembre 1995
  • SCHILLER, Friedrich von, Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, Paris, Aubier, 1992, p. 142
  • SCHILLER, Friedrich von, Du sublime, Editions Sulliver, 2005
  • TAGUIEFF, P.-A., La force du préjugé. Essai sur le racisme et ses doubles, Editions la Découverte, 2007
  • TIEKOROBANI, Chronique satirique : De la démocratie en pays pauvre et illettré, Source : Procès verbal du 23 juillet 2013 (articles)

Quelques références de lectures

  • AGAMBEN, Giorgio, Etat d’exception, Editions du Seuil, 2003
  • BOURDIEU, Pierre, Propos sur le champ politique, Presse universitaire de Lyon, 2000
  • BLAIS, Martine, Réinventer la morale, Montréal, Editions Fides, 1979
  • CERTEAU, Michel de, La prise de parole (et autres écrits politiques), Paris, Editions du seuil, Mars 1994
  • CERTEAU, Michel de, L’invention du quotidien, nouvelle éd., Gallimard, coll. « Folio », 1994
  • COURTINE, Jean-François, Michel Deguy, Jean François Lyotard et al, Editions BELIN, 1988
  • DIAMOND, Jared, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, (Trad.de l’anglais par Agnès Boltz et Jean-Luc Fidel), Nouveaux Horizons, Editions Gallimard, 2006
  • FIRMIN, Antenor, De l’égalité des races humaines (Anthropologie positive),
  • FIRMIN, Antenor, L’effort dans le mal, Editions Panorama, 1962
  • FLEURY, Cynthia, Les pathologies de la démocratie, Editeur Fayard, Septembre 2005
  • FOUCAULT, Michel, Il faut défendre la société, Paris, Gallimard/Seuil, 1997
  • GARAUDY, Roger, Parole d’homme, Robert Laffont, 1975
  • GAUCHET, Marcel, La démocratie contre elle-même, Gallimard, 2002,
  • LAVIGNE, Jacques, L’inquiétude humaine, Paris, Editions Montaigne, 1953
  • LONGIN, Traité du sublime ou du merveilleux dans le discours, Trad. du grec de Longin par M. D., Paris, Librairie-Juré & Imprimeur ordinaire de l’Université
  • MACHIAVEL, Nicolas, Le prince, Paris, Flammarion (trad. par Yves LEVY),
  • MCKEON, Richard et al, Le pouvoir, Presses universitaire de France, 1956
  • PEAN, Leslie, Anténor Firmin n’est pas du passé et n’est pas dépassé (deuxième partie), Alterpresse, 21 septembre 2011
  • PETIT, Jean-François, Comment croire en la politique. Petite défense de l’engagement, Bayard, Collection Montrouge, avril 2011
  • PIERRE, Luc-Joseph, Eduquer contre la barbarie, Port-au-Prince, Haïti, Impr. Henri Deschamps, 1996
  • ROSANVALLON, Pierre, La démocratie inachevée. Histoire de la souveraineté du peuple en France, éd. Gallimard, 2000
  • ROUMAIN, Jacques, Gouverneur de la rosée, Port-au-Prince, Editions Fardin, 2007, Collection Centenaire
  • ROUMAIN, Jacques, Analyse schématique suivi de griefs de l’homme noir, Port-au-Prince, Presses nationales d’Haïti (collection Pensée critique), juillet 2007
  • SAURAY, Eric, Haïti une démocratie en perdition : le peuple vote… le conseil décide, Paris, Dauphin noir, 2006,
  • SIMMEL, Georg, Le conflit, Editeur Circé, septembre 1995
  • SCHILLER, Friedrich von, Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, Paris, Aubier, 1992, p. 142
  • SCHILLER, Friedrich von, Du sublime, Editions Sulliver, 2005
  • TAGUIEFF, P.-A., La force du préjugé. Essai sur le racisme et ses doubles, Editions la Découverte, 2007
  • TIEKOROBANI, Chronique satirique : De la démocratie en pays pauvre et illettré, Source : Procès verbal du 23 juillet 2013
  •  
Haïti-Martelly: &quot;C’est « nous » qui renforçons la démocratie&quot;
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :