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"NON à l'impérialiste démoncratie des puissances occidentales!"

          La facilité à laquelle l'impérialisme occidental s'impose au monde résulte de ce que, comme le pensait déjà Frantz Fanon, les damnés ne sont pas unanimement révolutionnaires (Spivak). Les dirigeants  des pays africains ainsi que ceux des autres pays du tiers-monde sont pour la plupart d'entre-eux des lâches et des marionnettes, des esclaves en costumes sous sons de fanfares et toujours recouverts de la poussière des mépris du monde occidental. Comment l'Afrique si riche en ressources naturelles et humaines peut-elle être encore et toujours l’esclave du monde occidental? Aucune grandeur ne semble habiter le coeur, l'ame et les rêves de dirrigeants africains pour un agir-ensemble harmonieux dans l'intéret commun. Pour se sortir du chaos que l'on sait, L'arrogance  impérialiste de la France, de l'Angleterre et des Etats-Unis (L'impérialisme collectif pour répéter SamirAmin), en particulier, sont à mettre en déroute pour cesser cette manière de créer la disharmonie en incitant partout au trouble, en mentant toujours pour se doter en toute impunité du droit d'ingérence dans le dos des règlements par lesquels s'administrent les relations internationales. De ce fait, on se demande, d'où vient ce droit (presque divin) d'exiger quand bon leur semble le depart au pouvoir de n'importe quels dirigeants politiques étrangers? en quoi consite au regard du droit international cette manière d'imposer partout dans le monde le dikta de la volonté impérialiste? Quelle est cette imposture par laquelle se faire passer pour les maitres du monde en se prétendant doté de pouvoirs supra-humains par lesquels faire la leçon à tout le monde, partout, en tout, et toujours? Enfin, comment diviser le collectif impériale? ou dumoins, comme mettre enjeu les intérets impérialistes en attisant une relation poussée vers du bruit par lequel les puissances impérialistes déviennent comme sourds l’une vis-à-vis de l’autre?

Démocratie! Démocratie! Démocratie! C'est la nouvelle évangile portée à coup de destabilisations, de turbulences sociales et politiques planifiées, comme des bombes jetées sur des populations inocentes et inoffensives. Les peuples Africains aussi bien que ceux d'autres pays du monde appauvris par l'exploitation coloniale et impériale du monde occidental n'ont-ils point le droit et la liberté de réfuser les diktats de la démocratie à l'occidentale, dont la démoncratie ailleurs imposée aux sociétés (dites) subalternes? Aux pays africains comme à toutes  les autres nations (ou civilisations) de choisir leurs voies. C'est-à-dire celles de l'épanouissement (social, politique et culturel) de leur peuple dans les formes choisies du bonheur de leur existence. L’Europe, faut-il souligner, ne s’est pas construite et développée dans la (soi-disant)démocratie. C'est bien la monarchie qui en a été le grand artisan.

Au cours d'un voyage en Chine, N. Bonaparte étonné de la force laborieuse des chinois eut à dire: "La Chine dort, et lorsqu'elle se réveillera le monde tremblera". Que dire alors de l’Afrique ?

Je pense que l'Afrique ne dort pas et n'a pas le doit de dormir. Elle est juste dans une sorte d'état latent. Elle n'a pas à faire trembler le monde à son réveil de conscience d'elle-meme, mais à prendre la place qui la revient et faire en sorte que les rapports changent dans le commerce des groupes comme dans celui des nations. L'idée n'est pas et ne doit pas etre l'inversement de l'ordre des choses en changeant la terreur de camp, mais le renversement de l'odre des choses pour un juste équilibre des rapports. Aucun gouvernement de l'Afrique n'a à partir sous l'ordre d'une quelconque puissance impérialiste. Et de plus, partir pour aller où? (Le cas de Laurent Bagbo en Cote-d'ivoire tout comme celui du guide lybien assassiné Kadhaffi (Lybie) en dit et dira encore et toujours long de cette manière impérialiste des puissances occidentales d'etre dans le monde et de faire monde). 

Confisquer les richesse d'autres peuples en se servant des banques (Les paradis fiscaux, le fond monétaire international (FMI), la banque mondiale (BM) et autres structures du meme genre) pour thésauriser, emmagasiner, corrompre, voler, et violer le droit des nations non occidentales par la spoliation de leurs biens (c'est-à-dire leur bien-être dans tout ce qui va avec) sous couvert d'une image de << gendarme progressiste et bienveillant >> pour répeter William Appleman Williams. Ainsi, une autre manière stratégiquement impérialiste d'entrer en possession du monde par delà le mode colonial direct, en créant la confusion faisant croire qu'une "bienveillance démocratique" serait à l'oeuvre. Et pourtant de l'Occident, le règne du pouvoir déstabilisateur ne servant qu'à renverser et exterminer en terres étrangères tous ceux dont l'action et les luttes semblent ne plus faire profile de subalternes. C'est ainsi que pour faire un retour à l'ordre mondial impérialiste, massacrer des peuples est du lot de cette manière d'etre au monde et de faire monde des puissances impérialistes. Aucun gouvernement au monde n’est composé de Saints et d’Anges. Et ceux des puissances impérialistes du monde occidental sont particulièrement dans l'agir humainement vide et pestilentiel.

Les rapports internationaux entre les pays s'inscrivent dans une sorte d'état de nature au sens pensé par Thomas Hobbes. C'est le règne de la force dans une sorte de liberté sauvage qui ignore toute règle. Les plus petits sont généralement la poie des plus gros. La politique qui est le lieu de conflits au sein duquel devrait trouver le controle et la régulation du monde (social), n'arrive toujours pas à endiguer ce débordement du mal. Se tenant en tenor des droits de l'homme, de la démocratie et de l'Etat de droit hors de leurs territoires, les puissances impérialistes, << prédicateures et marchandes de démocratie à coup de diktats et de bombes >>, n'ont de cesse d'alimenter des guerres et dont les victimes de toute sorte sont en nombres incalculables. Ces puissances ne peuvent exister que dans la logique de la bête dont parlait Castoriadis. Logique d’action qui ne fructifie que la montée de l'insignifiance en désolidarisant, dépolitisant et déshumanisant tous ceux considérés comme ces << autres >> à exploiter et à exterminer. Elles ne peuvent exister en pensant etre ce qu'elles sont qu'en faisant des autres peuples ce qu’ils sont devenus par l'entreprise civilisatrice de sauvageries du colonialisme européen ( civilisation sauvage). Et dans le déploiement de la toute puissance de "leur" science, qu'elles portent à croire comme étant infuse, les puissances occidentales dénient aux autres peuples leurs civilisations particulières, leurs cultures propres par et dans le vivre desquelles ils existent. Vous n’avez rien à apprendre aux autres, ils en apprendront ce qu’ils pensent leur être profitable (Voir J. Rancière in « Le maitre ignorant »). Face au déséquilibre qui structure les rapports dans ce monde, quelles voies les opprimés peuvent et devraient-ils empruntés? L'équilibre de la violence (symbolique ou non) EST-IL NECESSAIRE ET CAPABLE DE FREINER LA TERREUR DES PUISSANCES OCCIDENTALE ? Ainsi, le "terrorisme anti-Occident" dans sa forme actuelle permet-il d’ouvrir la brèche de conscience et du désir des peuples bafoués et opprimés pour sortir de la subalternité (Voir Spivak)?

Le véritable terrain du combat contre L’impérialisme colonial des puissances occidentales n’est-il pas d’abord dans une nécessité de s’inscrire dans une lutte pour sa propre construction en unité politique avec de réels projets culturels, sociaux et scientifiques? Le savoir, la technique, la science, et le partage d’une certaine humanité fermée, voilà en quoi réside la domination de l’Occidental. Le monde a certes besoin de paix. Et pour cela il faut bien sur un certain équilibre des potentielles de forces. L’adage qui dit  ‘’qui veut la paix prépare laguerre’’ prend tout son sens dans la réalité dès lors qu’on ne se ferme point les yeux pour ne pas voir la normalité du monde d’aujourd’hui. La mise en place pour la guerre n'est pas une simple affaire d’armement. Cela doit être marqué du travail des peuples opprimés à créer leurs propres suffisances nécessaires à tous les points de vue de leurs conditions matérielles d’existence sans s’enfermer pour autant dans une sorte de paranoïa culturelle à l’occidental. L’Occident, en se donnant l’air d’une civilisation ouverte qui invite à l’évangile de la démocratie n’est qu’une cage bien fermée et dont les multiples fenêtres vitrées blindées par lesquelles on le regarde perdre les autres dans son apparente ouverture.

Pour s'émanciper, les peuples opprimés et subalternes ont besoin de  se créer eux-memes les necessaires (nourritures, santé, loisirs, liberté) pour s'assurer leur bien-être, et non se jeter les uns contre les autres dans des guerres humainement absurdes souvent organisées par les puissances occidentales dont la pratique d'entreprises meurtrières a existé entre elles depuis des lustres.

L’Occident n’ayant point le privilège du concept, de la théorie, de la science et du bien-être (social, politique et humain), les peuples opprimés doivent certainement négocier les savoirs (théoriques autant que pratiques) dans l’ouverture d’un espace de traduction [1]. C'est par cela qu'ils pouront sortir de cette incapacité à parler eux-memes, entre eux-memes pour eux-memes. En ce sens, ll leur faudra opter par la négociation et non la négation pour l'ouverture anthropologique. Il leur faut s’ouvrir pour s’emparer eux-mêmes, (d’eux-mêmes et pour eux-mêmes) de l’utile et l’agréable se logeant sous leurs pieds. Et ne pas s’enfermer dans un conservatisme (culturel, social et politique) qui ne fait que les affaires de l’Occident, seul grand et unique prédicateur-propagadeur-défenseur de ce qu’il se veut être (La Démocratie) dans le monde, la démocratie du monde.

 

      Quelques Références de lectures:
- Axelle Cabou, Et si l'Afrique réfusait le développement, L'Harmattan,1991
- Ella Shohat, Notes sur le poscolonial (1992) Mouvements 
- Homi Bhabha, Les lieux de la culture, Une théorie postcoloniale,  Payot, 2007, pp. 64-65
- Gayatri Spivak, Les subalternes peuvent-elles parler, (Tr. fr., 2006)
- René despestre, Le métier à métisser, 1998
- René Despestre, Ainsi parle le fleuve noir, 1998
- René Despestre, Encore une mer à traverser, 2005                                               - William Appleman Williams, Empire as a way of life, New York et Oxford University Press, 1980)

 

Par Jameson Primé

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