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De l’immigration haïtienne en France: Historique, causes et types

La France et Haïti entretiennent en raison de leurs histoires, de leurs cultures et de leurs langues, une relation particulière, aujourd'hui plus ou moins affective comme le montre la solidarité depuis le dernier séisme de janvier 2012, après avoir été dominée dans le passé par la haine et la fascination. Et pourtant, comme le relate nombre de récits concernant les deux pays, le début de l'histoire de leurs relations aurait pu les diviser à jamais. Des transportations massives d’africains réduits en esclavage pour remplacer des hommes, des femmes et des enfants, dit-on, à peau rouge appelés indiens, décimés par des sévices et des maladies venues d'Europe à l’envoie de l’armée française par Bonaparte pour rétablir l’esclavage après la proclamation d’indépendance en 1804 suite à la déroute des troupes françaises, les hostilités entre les deux États avaient pendant un long temps coupé toute véritable relation qui se pourraient être d’une certaine manière amicale. Mais, comme l’estime Christian Lionet[1], cette rupture ne fera pas disparaître une certaine fascination des Haïtiens pour les Français qui perdurera jusqu'au milieu du 20e siècle et surtout en littérature où le lien est dans une certaine mesure, peut-on dire, total.

Les études sur l’immigration haïtienne en France (métropolitaine) ne sont pas nombreuses. C’est un sujet très peu traité et cela est mentionné par Claude Delachet-Guillon dans son travail d’enquête sur « la communauté haïtienne en Ile-de-France[2] » qu’on peut considérer comme l’un des plus intéressants travaux de recherche réalisés sur la question des communautés haïtiennes dans l’Hexagone. Dans cette étude, elle fait mention de l’enquête réalisé par le sociologue et Anthropologue français Roger Bastide et ses deux collaborateurs sur « les haïtiens en France[3] » au début des années 70, et de trois travaux de mémoire dont le premier est un mémoire de 69 pages présenté à l’institut catholique de Paris en 1988, le second est un mémoire de maîtrise soutenu par une assistante sociale du S.S.A.E, en 1990. Et le troisième est un mémoire de diplôme supérieure de Travail Social en 1994[4]. À coté de ses travaux cités par Guillon-Delachet, il y a d’autres travaux de recherche sur la communauté haïtienne en France, pas nombreux certes, mais plus ou moins récents[5] comparés aux deux premiers travaux d’enquête cités dans cette partie. L’ensemble de ces travaux constituent pour nous des éléments spécifiques nous permettant d’aborder la question de l’immigration haïtienne en France dont les étudiants haïtiens qui sont l’objet spécifique de ma recherche et pour lequel travail de recherche j’avais menée une enquête sur les étudiants haïtiens en France métropolitaine, et particulièrement ceux de l’université Paris8 choisit comme cas à étudier. Mais avant de me focaliser sur l’immigration haïtienne estudiantine en France, voyons d’abord ce qu’il en est de l’immigration haïtienne d’une manière globale en territoire de l’ancienne métropole.

Comme le note Roger Bastide[6] dans son travail d’enquête de 1970, des Haïtiens il y en a toujours eu en France, et surtout à Paris depuis des lustres. On peut remonter le XIX e siècle pour parler de l’existence d’une communauté haïtienne en France, surtout quand vinrent se réfugier les opposants politiques et anciens dirigeants haïtiens, exilés volontaires ou contraints, pour sauver leur vie et celles de leurs proches. Mais, au-delà de cette vielle tradition de l’immigration haïtienne en territoire français qui fut peu considérable et presque négligeable en effectif, il y a cette croissance non moins spontanée et exponentielle des immigrants Haïtiens en France métropolitaine qui s'est accentuée au cours des années 60, surtout avec l’arrivée du président (à vie) François Duvalier au pouvoir en Haïti[7].

Avant les années 70, il n’y’avait pas de grandes affluences d’Haïtiens vers la France (métropolitaine). L’enquête menée en 1970 et publiée en 1974 par Roger Bastide faisait état de 400 ressortissants haïtiens en France (dont 300 étudiants) généralement originaires des cotes sud d’Haïti pour seulement environ 100 en 1960. Ce qui témoigne d’une considérable croissance du nombre de ressortissants haïtiens de 1960 à 1970 en France.

Tout ceci laisse penser à la montée des flux de déplacements d’Haïtiens vers l’extérieur (en particulier vers l’ancienne métropole). De ce fait, on s’interroge sur les causes de tels déplacements, ou pour évoquer un terme cher à deux intellectuels français, de telles « déterritorialisations » [8], et voir quelles sont les catégories sociales qui ont été les plus touchées par cette migration. Ainsi pour comprendre la montée des flux migratoires d’haïtiens vers la France durant les cinq dernières décennies, je vais mettre en relief quatre moments historiques que je pense susceptibles d’apporter un peu de lumière sur l’explication (socio-historique) du phénomène en question en évoquant des événements jugés explicateurs.

Pour Fredo Cyril Saintimé[9], deux vagues d’immigration constituent la communauté haïtienne de France contemporaine. Une première qui s’étend selon lui sur deux décennies (des années soixante à quatre-vingt) et se compose presque exclusivement d’individus d’origine aisée ; membres de l’intelligentsia haïtienne, étudiants, élites économiques, bourgeois, cadres administratifs et quelques rescapés du régime despotique des Duvalier. Et, contrairement à cette première vague, caractérisée par une certaine homogénéité sociale, la seconde (début des années quatre-vingt à nos jours) présente une grande diversité tant dans sa composition sociale que dans sa démographie et fait suite à l’arrivée massive de membres des populations défavorisées des villes et de la paysannerie d’Haïti qui sont souvent illettrés. Et à cette majorité grandissante, s’ajoutent aussi des militants associatifs et politiques, des journalistes, des étudiants et des retraités qui sont depuis toujours attirés par l’ancienne métropole.

De l’évolution sociale et politique des cinq dernières décennies en Haïti, on peut déceler dans la France un rôle de refuge marqué qu’elle a toujours joué et qu’elle continue de jouer en accueillant de nombreux haïtiens, en particulier ceux des élites ou en voie d’intégrer ces dernières. En exemple, les étudiants[10].

Les moments de troubles et de turbulences sociopolitiques qu’a connues Haïti et qu’elle connait encore s’accompagnent toujours de fuites incessantes de gens, et ceux parmi les mieux formés du pays[11]. C’est en ce sens qu’on comprend à partir de nombreux travaux de recherches réalisés sur ce qui s’est passé en Haïti durant les quatre dernières décennies, que cette situation de déplacement massif des haïtiens a commencé sous le règne des Duvalier (1957-1986) dans le courant des années 60 à la deuxième moitié des années 80. La machine répressive de ce pouvoir avait poussé à l’exil[12] des politiciens, des hommes d’affaires, des professeurs, des journalistes et beaucoup de jeunes étudiants, qui pour s’arracher d’une mort imminente fuyaient la dictature[13]. A cette période, la France visée par cette catégorie, lien historique et culturel en grande partie l’oblige, a été l’un des principaux pays refuge pour ces derniers qui n’ont cessé de s’y exiler et s’y refugier. Ensuite, après la chute de la dictature et les incessantes crises sociopolitiques par lesquelles des présidents n’ont cessé de se succéder en Haïti, viennent à se réaliser les premières élections haïtiennes (dites) démocratiques de 1990 suivies d’un renversement du président élu (l’ancien prêtre père Jean Bertrand Aristide) par un coup d’état militaire en septembre 1991 après seulement sept mois de fonctionnement. De ce fait, persécutions, chasses et assassinats obligeaient une fois de plus beaucoup d’Haïtiens à fuir le pays. Les lycées et les universités ont été constamment objets de visites militaires dans le but d’empêcher tout mouvement à caractère subversif. Ce qui a de plus occasionné une vague de départ d’Haïti vers des pays étrangers. Et la France dans cette situation a été une fois de plus un des principaux territoires d’accueil pour de nombreux exilés haïtiens composés pour la plupart de cadres professionnels et d’universitaires[14].

Pour échapper aux violences du pouvoir hostile à tous ceux-là qui sont connus, reconnus ou soupçonnés de supporter le retour du président Aristide, alors en exile, mais aussi pour fuir la misère grandissante qui se faisait sentir sous le poids de l’embargo commercial qu’imposait L’Organisation des Nations Unies (ONU) à Haïti, de nombreux haïtiens (étudiants compris) ont demandé l’asile auprès de différentes ambassades de pays étrangers à Port-au-Prince dont celle de la République de France en particulier. Généralement présente dans ces situations politiques haïtiennes de troubles et de turbulences, l’entrée sur le sol français a été octroyée à des citoyens haïtiens qui comme je l’ai dit plus haut sont pour la plupart des cadres et des universitaires. Et sans oubliés ceux-là dont leurs parents ont consenti d’énormes sacrifices afin de leur permettre la poursuite des études supérieures de qualité en toute sérénité[15]. De plus, entre la fin de l’année 2003 et le début de 2004, de grandes turbulences sociales et politiques éclatent en Haïti suite à la contestation par des étudiants de l’université d’État d’Haïti de la nomination du recteur de l’université de l’État par le président de la république (Jean Bertrand Aristide, alors réélu après des élections contestées par ce qu’on appelle « l’opposition politique », comme il en est toujours le cas en Haïti) en remplacement de celui qui a été formellement élu selon les lois cadres qui régissent le fonctionnement de l’université d’État d’Haïti (UEH). De ce fait, vu l’aggravation de la situation sociale et politique du pays, la revendication académique s’est métamorphosée en revendication politique. Ce qui a occasionné une vague incessante de persécutions des étudiants par le pouvoir. C’est ainsi qu’en décembre 2003 différents locaux abritant des facultés de l’université d’État ont été la cible d’attaques des partisans armés du pouvoir en place. Ces derniers ont bastonné et blessé à l’arme à feu de nombreux étudiants et personnels de l’université dont le recteur et le vice recteur d’alors. Ce qui a amplifié les contestations, d’où des troubles sociaux de plus en plus aigus qui ont vu pointé une guerre sans merci entre les parties en présence[16]. Ce qui a poussée beaucoup d’haïtiens à s’enfuir du pays avec leurs familles et d’autres qui ont du demander asile[17] dans des ambassades de Port-au-Prince, principalement encore une fois à l’ambassade de France. Toute une levée sociale s’était manifestée pour dire non aux persécutions et violences exercées par le pouvoir à l’encontre des journalistes, des hommes et des femmes politiques, des entrepreneurs, mais surtout les étudiants qui ont été en première ligne des manifestations organisées contre le pouvoir. Et du coup, vu leur déterminations et leur poids dans la balance des revendications, ils ont été les premiers dans les viseurs des hommes de main du pouvoir. C’est ainsi que sous la pression presqu’intenables des violences sans bornes qui se dessinaient dans le champ social haïtien, les déplacements hors du pays s’accentuaient. La France (à l’instar des Etats-Unis d’Amérique) toujours au devant de la scène politique haïtienne, territoire refuge pour des haïtiens persécutés dont des étudiants. Et en dernier lieu, pour parler des évènements marquants les flux de migration haïtienne vers l’étranger, en particulier en direction de la France, il y a le séisme du 12 janvier 2010 qui a occasionné la destruction d’un très grand nombre de bâtiments (dont des centres d’administrations publiques, des hôpitaux, des centres de formations, des universités, etc.) dont la mort d’environ trois cents milles personnes incluant un nombre considérable d’étudiants et de cadres de la fonction publique autant que du privé[18]. Ceci a alors compliqué davantage les conditions d’existence déjà très vulnérables dans un pays où la vie sociale et estudiantine d’une très grande partie de la population est objet d’une trop évidente précarité. A coté de nombreux blessés transportés d’urgence en terres étrangères (USA, France, Allemagne, etc.) pour y trouver des soins adéquats nécessitant la gravité de leurs cas et d’autres haitien-nes qui ont su d’habiles subterfuges s’envoler vers d’autres cieux pour échapper à ce que certains journalistes étrangers osent appeler cette « terre de malédiction »[19] comme l’avait si bien dit à la télévision l’évangéliste américain Pat Robertson, suite à ce tremblement de terre dévastateur de janvier 2010[20], des parents et familles haïtiennes résidant (vivant) à l’étranger se sont vues octroyé l’opportunité de faire venir d’Haïti des membres de leur famille pour des regroupements familiaux. Devant ce désastre humain décrit par l’organisation des Nations Unies comme étant la plus grande catastrophe qu’elle a eu à gérer depuis sa création en 1948, les autorités française s'étaient engagées à favoriser à quelques familles haïtiennes vivant en France l'accueil de parents, en particulier des étudiants, en allégeant les conditions de formalités à remplir du regroupement familial et de délivrance des visas. C’est dans une telle optique que le gouvernement français par la voix du président Nicolas Sarkozy en visite en Haïti un mois après le passage du séisme, soit le 17 février 2010, avait annoncé l’octroi de 700 bourses d’études[21] à des étudiants haïtiens dans nombre disciplines académiques pour témoigner de la sympathie et la solidarité de la République française vis-à-vis d’Haïti et de son apport à la reconstruction du pays[22]. Il faut noter aussi l’apport d’autres institutions internationales et non gouvernementales qui avaient emboité le pas dans cet élan mondial de solidarité et de générosité en faisant le même geste à de nombreux étudiants haïtiens (en leur accordant des bourses d’études pour la poursuite de leurs études à l’étranger), et particulièrement en France.

Ces quatre moments que nous venons d’évoquer et de décrire constituent dans l’immigration haïtienne les événements à partir desquels on peut se référer pour aborder et comprendre la question des migrations haïtiennes dans sa globalité comme celle concernant l’immigration étudiante haïtienne en France et sa croissance.

De l’affluence des haïtiens en terre étrangère, et en particulier vers la France qui est depuis des lustres le pays de rêve des étudiants (haïtiens) pour des raisons spécifiquement culturelles et financières, je porte dans ce travail de recherche un intérêt particulier aux perspectives d’avenir de ces derniers qui, contrairement aux immigrés ordinaires ne cherchant qu’à contourner le climat socio-politique répressif qui ne cesse de régner en Haïti dont une dégradation à croissance exponentielle des situations sociales et économiques fragilisant ainsi davantage les conditions d’existence, peuvent se faire de plus grandes ambitions quant à leurs projets d’avenir. C’est en ce sens que je m’interroge particulièrement sur leurs expériences sociales et académiques dans le pays d’origine, leurs motifs et projets de départ, leurs vécus et conditions d’études en territoire français ainsi que leurs projets de vie pour en fin de compte voir en quoi les motifs d’immigrer ainsi que la durée de séjour et les expériences de vie témoignent ou non de la vision commune en perspective vis-à- vis du pays d’origine autant que du pays d’accueil.

D’où la question : qui sont aujourd'hui les étudiants haïtiens de France ?

Notes

[1] -Christian Lionet est un spécialiste d’Haïti et de l’économie du développement. Il a publié en novembre 2010 aux éditions L’Harmattan: « Haïti. L’année Aristide »
[2] -Claude DELACHET-GUILLON, « La communauté haïtienne en Île-de-France », l’Harmattan, 1996
[3] -BASTIDE, Roger et al, « Les Haïtiens en France » / (Roger Bastide, Françoise Morin, François Raveau) ; avec la collaboration de MM. Achard et Lerman ; [publié par le Centre d'études des sociétés et pathologie mentale], Paris ; La Haye : Mouton, 1974
*Le travail de R. Bastide est non seulement plus ancien que celui de C. Delachet-Guillon, mais aussi d’une certaine manière plus englobant parce qu’il porte sur les haïtiens en France d’une manière générale.
[4] - Claude DELACHET-GUILLON, ibid, p. 39
[5] - Wiener Kerns Fleurimond, « La communauté haïtienne de France, dix ans d'histoire », 1991-2001 », Paris ; Budapest ; Torino : l'Harmattan, 2003, 326 p. / - Fradelais Adrien Luzincourt, « Les enfants des migrants haïtiens à l'école », Editeur :  Paris : l'Harmattan, DL 2007 / Le travail de mémoire en sociologie de Fredo Cyril Saintimé à l’Université Paris8 en 2007, « Les migrants haïtiens à Saint-Denis : Quelle intégration ? » / - / Emmanuel Toussaint, Weibert W. Arthus, Radiographie de la communauté protestante haïtienne de France, Paris : l'Alliance, DL 2008
[6] -Roger Bastide et al, Les haïtiens en France, Édition Moutons, Paris, 1974
[7] - Wiener-Kerns Fleurimond, La communauté haïtienne de France : Dix ans d'histoire 1991-2001, Éditions L'Harmattan, Paris : 2003
[8] Ces deux penseurs sont Gilles Deleuze et Félix Guattari. La déterritorialisation est un concept créé par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans L'Anti-Œdipe en 1972. La déterritorialisation est un concept créé par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans L'Anti-Œdipe en 1972. Dans Mille Plateaux, le terme sera repris pour caractériser plus spécifiquement le « corps-sans-organes » dans son développement et les auteurs introduiront alors une distinction entre « déterritorialisation relative » et « déterritorialisation absolue », la première laissant la place à une « reterritorialisation ». Directement associé à la notion de désir dans la philosophie de Deleuze, ce concept a rapidement été utilisé dans d'autres branches des sciences humaines, par exemple en anthropologie ou en géographie humaine, puis a été transformé par cette réappropriation. D'une certaine manière, on pourrait dire que le concept lui-même a été « déterritorialisé ». Devenu également concept de géographie culturelle, il désigne le fait de rompre le lien de territorialité entre une société et un territoire : la déportation des Acadiens, aussi nommée le Grand Dérangement, est un exemple de déterritorialisation. Voir Wikipédia
[9] - Cyril Fredo Saintimé, Les migrants haïtiens à Saint-Denis. Quelle intégration ? Mémoire de sociologie (Master1), Paris8, 2007
[10] -Catherine Agulhon et Angela Xavi de BRITO, Les étudiants étrangers à Paris, Ed. L’harmattan, Novembre 2009
[11] -Alain COULON et Saeed PAIVANDI, Les étudiants étrangers en France. L’état des savoirs, Mars 2003
[12] -Joseph Brodsky, Cette condition que nous appelons l’exil, in Émigrer immigrer, Seuil, 1989 (Voir aussi Claude Guillon-Delachet, ibid, p. 46)
[13] -Michel-Rolph Trouillot, Les racines historiques de l’Etat duvaliérien, Port-au-Prince, H. Deschamps, 198
[14] -Claude Guillon-Delachet, La communauté haïtienne de Saint-Denis, L’Harmattan, 1996
[15] -Il faut noter que le premier pays a accueilli le président Aristide, sa famille et des membres de son gouvernement après le coup d’état de 1991 a été la France. Au moment du coup d’état, l’ambassadeur français de l’époque très bon ami du président Aristide a été visé par les militaires, ce qui donne à penser toute l’implication de la France dans un tel événement.
[16] - Les GNBistes (Grenn nan bouda) - composés d’étudiants (ceux de l’universités d’Etat d'Haiti en particulier), des partis politiques (dits) de l’opposition, de la société civile haïtienne (du groupe des 184) dont une très grande partie des hommes d'affaires-entrepreneurs haïtiens très riches ayant le monopole des activités de rente en Haiti et autres catégories de personnes révoltées par ce qu'elles considéraient comme les dérives du pouvoir en place- pour les opposants au président d'alors Jean Bertrand Aristide, et les RPKs (Rat pa kaka) constitués de partisans zélés du parti Fanmi Lavalas (et donc du président Aristide), de jeunes désoeuvrés dépourvus d'état d’âme politique devenus mercenaires au service et à la solde du président comme ils le seront pour d'autres groupes politiques successifs.
[17] --Éclairage- les haïtiens parmi les premiers demandeurs d’asiles en France. Le point.fr- Publié le 14/01/2010
[18] -Voir : Justine Martin, ‘’Reconstruire le système éducatif haïtien. Un défi pour la coopération international’[19] - Haïti, une malédiction, L’histoire en marche, www. Google.com
Voir aussi : 1) Haïti : la malédiction blanche, par Eduardo Galeano, Publié sur CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde - Source : Patri Grande, Traduction : Inconnu, Version francophone trouvée sur EL Correo. Corrections/ RISAL.)
2) ‘’Haiti : Los pecados de Haïti’’ (trad. fr. Primitivi ; ‘’Haïti : les péchés d’Haïti’’), par Eduardo Galeano, Brecha 556, Montevideo, 26 Juillet 1996
Dans ce texte, l’Auteur revient sur l’histoire d’Haïti. Ou comment l’Occident a construit la malédiction de cette ile au fur et à mesure des ans parce qu’elle était habitée par des noirs. (Pour lecture, Sources : Servindi, 20 janvier 2010/ PRIMITIVI, 7 février 2010)
[20] - Le violent séisme du 12 janvier 2010 avait affecté près de 1,5 million de personnes faisant plus de 220.000 victimes en Haïti selon les dernières statistiques publiée par le Bureau des Nations unies pour les Affaires humanitaires, citant la direction de la Protection civile haïtienne.
[21] -Voir : ‘’Reconstruction universitaire d'Haïti : la France pleinement engagée’’, Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (France), www. Google.com/www. Yahoo.fr
[22] - Philippe Rater, ''France et Haïti. Un lien particulier, de la haine à l’affection’’, AFP/15 janvier 2010

Par Jameson Primé

(Mémoire de sociologie (master1), intitulé: Etudiants haïtiens en France métropolitaine: migrations et perspectives d'avenir". Cas des étudiants haïtiens de l'université Paris8, 2011)

Chapitre 2: Des étudiants haïtiens en France

2.1- De l’immigration haïtienne en France: Historique, causes et types

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A.L 04/01/2014 00:16

Bonjour. Je tiens à vous féliciter pour votre sujet de mémoire. Je suis un étudiant haïtien intéressé par l'immigration des haitiens en France. Est-ce possibsle de consulter votre recherche dans son intégralité? Merci d'avance.

ALEX DIAS DE JESUS 21/09/2017 18:38

Bom dia!
Interessante relato! Obrigado por compartilhar.
Saudações do Brasil.

jamesonprimeup.over-blog.net 05/01/2014 12:16

prime_jameson@yahoo.fr