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Du colonialisme ( in "Du colonial au postcolonial")

Du colonial au postcolonial

‘’ […] Car le jour, prochain peut-être, où ces conditions changeront derechef, l’« homme » disparaîtra libérant la possibilité d’une pensée nouvelle’’ (Michel Foucault, Les mots et les choses, Gallimard, 1966 (quatrième de couverture)

Du colonialisme

Par une domination quasi totale sur le reste du monde, pendant plus de cinq siècles l’Europe a marqué sa présence en imposant aux autres peuples les lois de sa culture, et donc ses mœurs, ses formes d’organisation sociale et politique tout en se gardant d’assurer une certaine hauteur par rapport à tout autre. C’est ainsi qu’elle prétendait faire de l’humain l’objet de ses connaissances ainsi que de l’humanisme la forme répétée de ses justifications. Partant de ce qu’on appelle la modernité (européenne) jusqu’à la grande période dite de décolonisation des années 60, elle (l’Europe) instaura un mode de relations sociales et politiques différentialiste caractérisé par la domination sur un territoire donné d’une minorité (d’européens) sur une majorité d’autochtones (appelés « indigènes »). De ce fait, ancrée dans le « passé » l’histoire coloniale fait partie intégrante du présent. C’est-à-dire, qu’elle hante encore, de manière répétée et continue, partout l’époque contemporaine dite postmoderne, postcontemporaine, et comme certains critiques se mettent à l’appeler particulièrement aujourd’hui : « postcoloniale ».

Générateur de pratiques inhumaines dans ses formes sociales de relations dichotomiques colon-colonisé, maitre-esclave, dominant-dominé, le colonialisme s’inscrit dans une logique de refus systématique de l’Autre en tant que semblable. Il est une entreprise dont les conséquences ne peuvent être que pathologiques. Certains penseurs critiques comme A. Césaire diraient catastrophiques pour les colonisés et psychopathologiques pour les colonisateurs.

C’est dans un total refus de l’autre que le colonisateur proclame l’inculture du colonisé comme gisant dans une espèce de barbarie congénitale incarnant la quintessence du mal. Mais, comment comprendre ce soi-disant combat contre la barbarie par la barbarie, si ce n’est qu’on se barbarise soi-même ou du moins qu’on est soi-même un barbare contagieux ? Une telle question nous préoccupe et nous interpelle à l’investigation psychopathologique et psychanalytique du colon. Comment et pourquoi une culture (ou du moins une civilisation) est-elle arrivée à s’imprégner d’un sentiment de perpétuelles menaces des autres qui les jette dans une sorte de « paranoïa culturelle » [1] liée à une structure mentale xénophobique?

En ce qui concerne l’Europe pensait Édouard Glissant, il est difficile de perdre ses vielles habitudes. Et surtout, lorsqu’on a conquis le monde, régi le monde, dominé le monde. Ainsi explique t-il, tant qu'il n'y aura pas de changement, non seulement dans la conscience mais aussi dans l'imaginaire du peuple européen, quelque chose ne va pas se passer. Et c’est en ce sens qu’il parle de « culture atavique » des européens qu’il différencie de la « culture composite » des populations créoles[2].

Dans ce système de relations sociales et politiques inhumaines qu’est le colonialisme, le déni d’humanité à un ensemble de catégories d’hommes pour la couleur de leur peau, leur différence de culture et leurs mœurs, s’avère être la seule et l’unique forme de liens que les colonisateurs sont capables de nouer avec ceux-là dans lesquels ils ne voient que des bêtes. Tout ce qui fait d’autrui ce « Même » qui est à la fois un « Autre » le jette illico aux yeux de l’européen-colon dans la « barbarie », la « sauvagerie » et donc dans le « bestial ». De cette différence [humaine] insupportable pour l’européen, l’ethnologue Claude Lévi-Strauss dans ses réflexions ne formulait-il pas déjà que le barbare n’est autre que l’homme qui croit à la barbarie[3].

Ainsi, par intrusion dans la vie sociale, politique et culturelle des peuples, les puissances colonisatrices et impérialistes ont – sans tenir compte des modes de vie et valeurs humainement partagées par les populations autochtones réduites à l’état de subalternes - basculé dans leur libre arbitre du fantasme à l’action dans une jouissance de la cruauté qui abouti à ce que Jacques Semelin appelle la « destructivité humaine de masse » [4]. Au-delà d’exemples récents capables d’illustrés ces récits, le cas des indiens d’ « Amérique » (appelés « indigènes ») décimés apès le débarquement des européens au milieu du XVème siècle, reste l’exemple le plus éloquent et le plus pertinent - sans parler de leur moyen-age et des deux guerres (dites) mondiales, périodes au cours desquelles ils s'entre-tuaient, suivies du diktat de l'impérialisme collectif par lequel continue l'entreprise colonial toujours sous le faux visage d'esprit de bienveillance humaine). Ainsi, l'impérialisme humanitaire comme le décrit Jean Bricmont dans son livre intitulé : "L’impérialisme humanitaire : Droit de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort".

Dans ces démarches réductrices des autres peuples, et donc des autres cultures, les colonialistes « européens » tendent toujours à ce qu’Edward Saïd appelle l’ « exterminisme »[5]. En ce sens, dès qu’une population parait difficile à se laisser dompter, il devient plus qu’un impératif pour le colonisateur de l’exterminer. Et Cela leur est devenu comme une nécessité vitale. L’extermination devenue une arme et une stratégie coloniale et impériale.

La culture européenne « occidentale »[6] colonialiste et impérialiste travaille constamment à la perte d’autres cultures dans l’annihilation des épistémologies alternatives, la chasse incessante des autres conceptions et visions du monde. Ainsi, la culture dominante, comme l’écrit Jean Casimir, ne peut pas gérer l’altérité de la culture opprimée. Pour mieux dire, elle récupère son altérité en niant l’existence de cette culture en tant que système autonome et complet de connaissances. En échange, elle en cible les porteurs, pour en faire un antécédent du moi, un sauvage – affublé d’une longue série de qualificatifs : Habitant, enfant, illettré, ignorant, irrationnel, indigène, indigent, traditionnel – qu’il faut « éduquer » [7]. Et le dominant paternaliste se construit en missionnaire. Il lui faut « donner » une instruction, il lui faut changer des attitudes, il lui faut « convertir de nouveaux païens ». De cette vision dominante exterminatrice, l’entreprise coloniale éclabousse la mémoire des populations colonisées et les introduit dans une ambivalence identitaire déculturante et dénaturante. Dans cette expérience de douleurs faite de toutes les réductions ontologiques (esclavage, mépris et invisibilité sociale[8]), les damnés en arrivent même parfois à l’oubli et la perte de leur passé par lequel ils pouvaient accéder à ce que Alioune Diop appelle « la fonction libératrice de la culture retrouvée ». De cette pénible condition par laquelle celui qui s’y trouve plonger perd toute sa velléité, Jean Jacques Rousseau écrit au deuxième chapitre du contrat social : « Les esclaves perdent tout dans leurs fers, jusqu’au désir de s’en sortir […]. »[9]

Ainsi, du déchirement (culturel) dont fait l’expérience les populations subalternes, marginalisées, et dominées - en territoires métropolitains comme en territoires locaux - comment penser l’émancipation (des damnés) ? Le colonialisme européen en imposant aux peuples de se mettre à l’école (du regard) de la culture occidentale a t-il appris quoi d’essentiellement humain aux peuples colonisés? Quel est l’élément humain ajouté comme donnée civilisationnelle complémentaire aux colonisés ? Bref, qu’est-ce que les derniers ont-ils (humainement) gagné de la colonisation ?

Les réflexions sur ces interrogations me renvoient à une pensée de Cheik Amadou Kane tirée de son roman intitulé « l’Aventure ambiguë », et dans lequel il écrit pour rendre compte de la situation des peuples sortis de la colonisation officielle : « Je ne sais pas ce qu’ils ont appris, mais je sais ce qu’ils ont perdu.[10] »

Aux peuples colonisés (dits indigènes), la colonisation a appris quoi sinon qu’à vivre l’insupportable, l’intolérable dans la déraisonnable humiliation du colonisé par le colonisateur prédateur arrogant qui le désubstantialise, comme le pensait bien Frantz Fanon[11]. D’un écho plus que retentissant dans le temps présent, le colonialisme pensé comme passé reste cauchemardesque pour les uns (les colonisés/subalternes/dominés) et une simple reminiscence pour d’autres autres (les Colonisateurs-dominants-impérialistes).

Dans les temps qui suivirent les mouvements et luttes de libération du joug colonial, celui que le colon nomma l’indigène, et qui devient "non-colonisé (?)", se trouve pris dans un déchirement par double culture[12]. Même hors de son ancien territoire de conquête, de subordination et de subjugation que marquait la colonisation, l’empreinte du colonisateur ne cesse de marquer de manière presqu’indélébile la vie du colonisé. Ce qui témoigne et laisse à comprendre comment la condition de pénibilité non moins psychologique que physique de l’esclavage entraine celui qui s’y trouve plongé dans une perte quasi totale des velléités de s’affranchir des dominations du colonisateur. C’est un dilemme dans lequel se retrouvent aujourd’hui les peuples qui ont souffert de la dure expérience coloniale. Une entrave dans laquelle le colonisé est entrainé par l’entreprise coloniale dans une division entre lui-même avec lui-même. C’est un phénomène qu’avait bien compris et saisi Patrick Chamoiseau lorsqu’en posant le problème de l’enfermement épistémologique, il s’est demandé comment sortir de la domination lorsqu’on ne se juge et ne se regarde qu’avec les yeux de son propre bourreau[13]. Lorsqu’on mesure sa propre culture, son moi à l’aune de la culture dominante dont on est qu’une victime, n’est-ce pas se fragiliser et victimiser soi-même davantage ? Lorsqu’on ne se laisse voir que dans les lunettes et la grille d’évaluation de la culture dominante comme seuls et uniques principes par lesquels régler sa propre existence, n’est-ce pas entrer dans le jeu de sa propre réduction à moins que rien ? Dans une telle démarche, le colonisé, le dominée devient le porteur d’une hétérogénéité culturelle (pernicieuse et pathologique). Elle se perçoit et se juge selon deux poids deux mesures. C’est ainsi que subjuguée et désarticulée, la vie quotidienne du dominée (du subalterne pour dire comme Spivak) n’est constituée et marquée que par la manipulation de l’ambigüité[14].

L’homme [blanc] européen occidental s’est donné avec la colonisation une ascendance et un pouvoir sans limite sur les autres peuples. Comme par une prérogative divine et sacro-sainte, il se dote d’un pouvoir adamique de nommer, de qualifier et de disqualifie selon son bon vouloir, son sentiment propre, et l’arrogance de sa position de colonisateur (Prédateur arrogant et réducteur exterministe).

De ce fait, comment sortir des fers du colonialisme et se doter de langage, d’outils et de moyens propres véritablement émancipateurs et libérateurs afin que l’Autre, comme l’écrit Homi Bhabha[15], perd son pouvoir de signifier, de nier, d’instaurer son désir historique, d’établir son propre discours institutionnel et oppositionnel?

Notes:

[1] -Ici, je veux parler d’une certaine phobie qui devient culturelle, dans la mesure où l’on ne cesse de voir dans l’autre qu'une perpétuelle menace pour soi. De telle sorte, comme l’écrit Heiner MULLER, la peur devient une forme d’espérance, et que, du premier visage de l’autre vu comme inconnu, on s’épouvante. C’est ainsi que se joue la force du plus fort sous prétexte de se préserver d’une potentielle et supposée menace imminente que sont les "Autres" du seul fait qu’ils sont "Autres". Et loin de toute réelle attaque, l’argument généralement infondé de la contre-attaque en tant que défense préventive pour justifier le droit de spolier, d’inférioriser et d’exterminer. Hier déjà, l’entreprise coloniale européenne battait son plein sous le mode d’une civilisation des peuples non européens jugés barbares, aujourd’hui encore dans le temps dit postcolonial les puissances occidentales opèrent sous la forme d’une certaine bienveillance de la communauté internationale (dominée par les puissances occidentales regroupées dans une sorte d'Impérialisme collectif) prônant partout la démocratie et se dotant elles-mêmes du droit d’ingérences.
[2] - « J'appelle culture atavique une culture, qui a éprouvé le besoin de créer le mythe d'une création du monde, d'une genèse. Et pourquoi? Parce que ces cultures tendent à relier leur état actuel d'une manière plus ou moins lointaine et inconsciente à une création du monde par l'intermédiaire d'une filiation sans faille. Et elles en tirent non seulement la légitimité de la possession de leur propre terre, mais aussi la légitimité de l'agrandir, ce qui a été le fondement même de la colonisation. Je pense que les cultures composites, au contraire, n'ont pas eu le loisir et les moyens de créer le mythe de la création du monde, parce que ce sont des cultures qui sont nées de l'histoire. Leur naissance est là, on peut la voir, on n'a pas besoin de reculer dans des temps lointains et infinis pour essayer de savoir ce qu'était cette naissance ». (in ‘’L’Europe et les Antilles ». Interview d’Edouard Glissant’’ avec Andrea Schwieger Hiepko)
[3] - « L’attitude la plus ancienne et qui repose sans doute sur des fondements psychologiques solides puisqu'elle tend à réapparaître chez chacun de nous quand nous sommes placés dans une situation inattendue, consiste à répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions. « Habitudes de sauvages », « cela n'est pas de chez nous », « on ne devrait pas permettre cela », etc.., autant de réactions grossières qui traduisent ce même frisson, cette même répulsion en présence de manières de vivre, de croire ou de penser qui nous sont étrangères. Ainsi l'Antiquité confondait-elle tout ce qui ne participait pas de la culture grecque (puis gréco-romaine) sous le même nom de barbare; la civilisation occidentale a ensuite utilisé le terme de sauvage dans le même sens. […] L'humanité cesse aux frontières de la tribu, du groupe linguistique, parfois même du village; à tel point qu'un grand nombre de populations dites primitives se désignent elles-mêmes d'un nom qui signifie les «hommes » (ou parfois - dirons-nous avec plus de discrétion? - les « bons », les « excellents » , les « complets »), impliquant ainsi que les autres tribus, groupes ou villages ne participent pas des vertus ou même de la nature humaine, mais qu'ils sont tout au plus composés de «mauvais», de « méchants », de « singes de terre » ou « d'oeufs de pou ». On va souvent jusqu'à priver l'étranger de ce dernier degré de réalité en en faisant un « fantôme » ou une « apparition». Ainsi se réalisent de curieuses situations où deux interlocuteurs se donnent cruellement la réplique. Dans les Grandes Antilles, quelques années après la découverte de l'Amérique, pendant que les Espagnols envoyaient des commissions d'enquête pour rechercher si les indigènes avaient ou non une âme, ces derniers s'employaient à immerger des Blancs prisonniers, afin de vérifier, par une surveillance prolongée, si leur cadavre était ou non sujet à la putréfaction.[...]
En refusant l'humanité à ceux qui apparaissent comme les plus « sauvages » ou « barbares » de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques. Le barbare, c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie.» Claude Lévi-Strauss,  Race et histoire, Éd. Denoël-Gonthier, coll. Médiations, 1968
[4] -Jacques Semelin, Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et génocides, coll. « La Couleur des idées », Paris, Le Seuil, 2005.
[5] -Edward Saïd, Culture et Impérialiste, Fayard, 2000
[6] - Florence Braunstein et Jean-François Pépin: Les racines de la culture occidentale / Editeur : Paris : Ellipses, 1995. Il faut noter qu’il y a en Europe des peuples qui ne sont pas occidentaux. Les livres de Samuel Huntington "La guerre des civilisations" (Clash of civilizations) illustre comme d'autres ouvrages assez bien cette question. De ce fait, c’est pour cette raison que j'ai employé moi-même le concept de « culture européenne occidentale ».
[7] -Jean Casimir, la culture opprimée, Media-texte, Port-au-Prince, 2006, p. 296
[8] -Axel Honneth, La société du mépris. vers une nouvelle théorie critique, La Découverte, 2008
[9] -Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, 1762
[10] -Cheik Hamidou Kane, L’Aventure ambiguë, Paris, Plon, 1957. Il faut aussi voir l’article de Julien Remy intitulé : « Sur les postcolonial studies : hybridité, ambivalence et conflit », Revue MAUSS
[11] - “La colonisation [...} n’a eu que des effets retardataires et déprimant sur la vie des races indigènes. (...), la domination du blanc n’a représenté aucun progrès par rapport à la culture aborigène, même pas du point de vue technique.” José C. Mariá Tegui, “Ideologica y politica”, Lima Amauta, 1969, p.25, cité par Jean CASIMIR, “La culture opprimée”, p. 281
[12] - L’Exemple de Haïti est flagrant. L’haïtien est partagé, déchiré, divisé par un catholicisme (Imposé) à prétention universelle et disqualifiant de toute autre forme de manifestation cultuelle et de croyances religieuse et un vodou métamorphosé en une sorte de syncrétisme alliant croyances vodouesques originaires de l’Afrique et croyances Chrétienne de l’Europe coloniale et impérialiste. - “Où se situe donc l’incidence culturelle du christianisme? Nous l’avons vu, l’attitude de combat contre le vodou a été une véritable entreprise de déculturation.
Le christianisme tel qu’il se présente en Haïti, a imposé un nouveau système de référence qui a commencé par dévaloriser les coutumes ancestrales et les modes originaux d’exister de l’haïtien. On comprend que l’haïtien vodouisant soit livré et poings liés à toute domination possible. Puisqu’on lui coupe tout langage, puisqu’on l’exile de lui-même, il ne dispose pas de défense. Il n’a plus d’existence originale. Il est, comme dirait fanon, désubstantialisé. Laennec HURBON, ‘’Dieu dans le vodou haïtien’’, Éditions Henri Deschamps, Port-au-Prince, 1987, p.27
[13] - “Comment écrire alors que ton imaginaire s’abreuve, du matin jusqu’aux rêves, à des images, des pensées, des valeurs qui ne sont pas les tiennes? Comment écrire quand ce que tu es végète en dehors des élans qui déterminent ta vie? Comment écrire dominé? “ (Patrick CHAMOISEAU, Écrire en pays dominé, Éditions Gallimard, 1997)
[14] - Jean, Casimir, La Culture opprimée, Media-texte, Port-au-Prince, 2006, pp. 298-301
[15] -Homi Bhabha, les lieux de la culture, Payot, 2007, p. 73 (Voir aussi Michel Foucault, Les mots et les choses , Galimard, 1966)


- Autres Références :

- Arjun APPADURAI, « Après le colonialisme. Les conséquences culturelles de la globalisation », Éditions Payot-rivages, 2005
- Aimé CÉSAIRE, Discours sur le colonialisme, Paris, Editeur : Présence africaine, 2004
-BENASAYAG, Miguel (et Diego Sztulwark), Du Contre-pouvoir : Benasayag, Miguel, Du contre-pouvoir : de la subjectivité contestataire à la construction de contre-pouvoirs, trad fr. par Anne Weinfeld, Ed. La Découverte, 2002
-BILL Ashcroft, GARETH Griffiths, HELEN Tifin, The empire writes back. Theory and Practice in Post-colonial literatures, Londres-New York, Routledge, 1989.
- Bertrand De JOUVENEL, Du pouvoir, Hachette (Collection Pluriel), 1972
- Edward Wadie SAID, Culture et impérialisme, Fayard, Le monde diplomatique 2000, (Traduit de l’anglais par Paul Chemla)
- Edward Wadie SAID,, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, / trad. de l'américain par Catherine Malamoud. Editeur : Paris : Ed. du Seuil, 1997 Description : 423 p. Collection : La couleur des idées,
- Frantz FANON, Les Damnés de la terre, paris, Maspero, 1961 ; rééd., Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1991
- Jean BAUDRILLARD, (et Edgard Morin), la violence du monde, éditions du Félin/ Institut du monde arabe, Paris, 2003
- Jean BRICMONT, L’impérialisme humanitaire : Droit de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort, Éditions Aden, Octobre 2005
- Michel Foucault, Les mots et les choses, Gallimard, 1966 (voir la quatrième de couverture)
- Marie-Claude SMOUTS, La situation postcoloniale, Presses de Sciences po, Paris, 2007

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(Suite ...)

Coloniser est-ce civiliser?

« L’homme est mouvement vers le monde et vers son semblable. Mouvement d’agressivité, qui engendre l’asservissement ou la conquête; mouvement d’amour, don de soi, terme final de ce qu’il est convenu d’appeler l’orientation éthique. Toute conscience semble pouvoir manifester, simultanément ou alternativement, ces deux composantes[1]. »

[...]

[1] - Frantz Fanon, Peau noire masques blancs, Editions du Seuil, Septembre 1995, p. 32
Du colonialisme ( in "Du colonial au postcolonial")
Du colonialisme ( in "Du colonial au postcolonial")
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