Je suis Jameson Primé, un Haïtien Haitiellement Humain, c'est-à-dire un Haïtien imprégné du sentiment le plus profond de la Liberté et de la disposition à assister son semblable. Doté de diverses formations académiques en sciences humaines et sociales (Sociologie, Philosophie, Littérature, Histoire de l'art, Science de l'éducation), je désire ardemment mettre l'ensemble de mes savoirs et compétences au service du monde (de la vie), et particulièrement ma terre natale AYITI (Haiti: ce morceau d'Afrique toujours souffrant dans les eaux de la Caraïbe) dont un peuple longtemps meurtri des politiques du chaos montées de toute pièce par les exploiteurs de l'extérieur en parfaite complicité avec les petits jouisseurs de l'intérieur depuis le (fulgurant) lever de soleil de la grande expérience humaine de 1804. En ce sens, passionné toujours à la recherche de l'humain, du vrai, du beau, et donc du bien, je déteste plus que la mort l'Injustice. Dans la simplicité et le calme de mon ÂME infatuée, je suis un vent fort pour tous les bas-fonds (comme l'écrivait F. Nietzsche dans "Ainsi parlait Zarathoustra"). De ce fait, « Gardez-vous de cracher contre le vent! ».
. De "L’Haïtialité"
"Nous avons osé être libre, osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes". Et,"effrayons tous ceux qui seraient tentés de ravir notre liberté". (JeanJacques Dessalines, Père-Fondateur de la Repiblik DAYITI)
Contre <<l'haïtianité>> reprochée, calomniée et vilipendée par des étrangers autant que par des nationaux haitiens, je propose et invite à l'Haïtialité, cette élévation [F. Nietzsche, 1888] à la fois individuelle et sociale qui emmène au-delà des polarisations du « soi » et des « autres », du « Nous » et des « Eux » par la solidarité dans la collaboration pratique imprégnée d'Esprit de la grande révolution humaine proclamée un matin de janvier 1804 [A. Firmin, 1910] sur la terre d’Ayiti. Depuis cette "Grande expérience" [Susan Buck-Morss, 2006], hier déjà et aujourd’hui encore, Haïti terre de Libertés où les règles du vivre ensemble - dans une humanité où s’entrelacent des figures diverses - restent (comme) ignorées dans l'éclaboussement reciproque et/ou partagé de toutes les couches sociales en présence - et ainsi de trop grandes libertés [T. Hobbes, 1651] qui pourrissent l'existence sociale -, doit se redresser pour retrouver et poursuivre plus que jamais le chemin de la dignité humaine [A. Firmin, 1885] dans ses hauteurs les plus isolées et glaciales, sans relâches ni frayeurs.
En ce sens, dans la crise de soi d'une société toujours en décrépitude, l’Urgence appelle, invite et impose l’Émergence de nous-mêmes par nous-mêmes et au-delà de nous-mêmes. Cet Effort dans le mal auquel s'adonnait Antenor Firmin, et pour lequel il nous invitait dans une réflexion testamentaire et prophétique sur l'état d'Haïti à penser l'avenir du Pays, lorsqu'il écriten 1911, l'année de sa mort : «Homme, je puis disparaître, sans voir poindre à l'horizon national l'aurore d'un jour meilleur. Cependant, même après ma mort, il faudra de deux choses l'une: ou Haïti passe sous une domination étrangère, ou elle adopte résolument les principes au nom desquels j'ai toujours lutté et combattu. Car, au XXe siècle, et dans l'hémisphère occidental, aucun peuple ne peut vivre indéfiniment sous la tyrannie, dans l'injustice, l'ignorance et la misère» [L'Effort dans le mal, 1911, 34].
. De L’(Haïtien) Haïtiel
« On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin. » (Johann Wolfgang von Goethe)
L'[Haïtien] Haïtiel est celui qui, au-delà de toute vacuité action(nelle?)du discours esthétiquement efficace, agit de manière à faire avancer la marche vers l'Haïti idéale portée par l'esprit de la Révolution (Humaine) de 1804. Et donc, l'Haïtiel est celui qui, au-delà de toute volonté de jouissance des privilèges, sait qu'il ne peut vivre tranquillement dans le bien-être tant qu'il est entouré d'hommes et de femmes dont l'existence n'est faite (et forgée) que par "le mal-être". l'Haïtiel est celui qui sait que le devoir patriotique et humain est toujours un appel vers la grandeur de soi dans celle de sa propre patrie. L'Haïtiel est celui qui, habité par le sublime patriotique, ne badine ni avec ses droits ni avec ses devoirs de citoyens haïtiens critiques et responsables. Il est celui qui sait élever son ame au-dessus des soucis purement matériels, regarde habituellement en haut et dépense son énergie au service de ce qui lui parait etre la vérité et le devoir.
Ainsi, chaque (Haïtien-) Haïtiel se doit dans la plus grande mesure du possible d' <<aider les Haitiens à prendre conscience de leur capacité à rénover les fondements historiques de leur identité>>pour au coeur meme du cri, traverser les mers et faire parler le Fleuve noir porté par "la parole noire debout" dans ce voyage au milieu des ténèbres en de sacrés poemes vivants où s'expose au-delà de la voix des Autres le génie (social, culturel, politique, architectural, pictural et technologique) Haïtien. C'est en ce sens, que s'affirmera avec conviction la certitude d'un avenir réconcilié où <<la nuit polaire tombe sur les masques "raciaux" que les humanités diverses ont du longtemps porter avant de commencer, en ordre dispersé, à sortir des auberges de la barbarie >> [R. Despestre, 1998].
« Et les noirs, dont les pères sont en Afriques, n’auront-ils (encore et toujours) rien ? » (J. J. Dessalines)
« Prenez garde à vous, nègres et mulâtres, vous avez tous combattu les blancs ; les biens que nous avons tous acquis en versant notre sang, appartiennent à nous ; j’entends qu’ils soient partagés avec équités » (J. J. Dessalines)
JOSEPH ANTENOR FIRMIN

Un Haïtien Haïtiel et un Modèle Humain
« Au pays de dire, de nous deux, quel est le patriote, quel est le citoyen soucieux de sa dignité nationale, économe des intérêts généraux et assez courageux pour accepter des responsabilités honorables lorsqu’il devait en résulter la consolidation de la paix publique ? Ma vie politique est immaculée. Elle a été entièrement consacrée au relèvement matériel et moral de mon pays, pour la glorification de ma race, sans que j’aie ambitionné d’autres récompenses que la satisfaction intérieure du devoir accompli » J. A. FIRMIN (Réponse aux accusations portées contre lui par Mr Stewart, son successeur au ministère des finances sous le gouvernement d'Hyppolite)
" [...Tout le temps que l'idée de cette indépendance a été la principale inspiration de notre activité politique et le principal mobile de notre existence, comme peuple, nous avons trouvé, en dépit de nos erreurs, une ancre de sûreté pour nous retenir au bord des déchéances imminentes et nous empêcher d'en suivre la pente régressive. Mais plus notre indépendance se consolidait par tout un ensemble de circonstances intérieures etextérieures, plus nous avons acquis la conviction de son indestructibilité, plus, enfin, nous nous y sommes habitués, moins nous avons conservé la force expansive d'un peuple qui veut vivre et grandir au milieu et du même pas des autres peuples qui l'environnent, dans le concert de la civilisation mondiale."
(A. FIRMIN, Lettres de Saint-Thomas, V. Giard & E. Brière Libraires-Editeurs, Paris, 1910, p.3)
par: Jameson Primé
VOIR: -Antenor Firmin, "De l'égalité des races humaines" (1885) -Antenor Firmin, "Lettres de Saint-Thomas" (1910) -Antenor firmin, "L'Effort dans le mal" (1911) -Alain Brossat, "La résistance infinie", (2006) -F. Nietzsche, "La volonté de puissance" (1888) -Frankétienne, "Foukifoura", -Gayatri C. Spivak, "Can the subalterns speaks" SPIVAK, Gayatri Chakravorty, Les subalternes peuvent-elles parler ?(2009) -Jean Daniel Lafond, "Haiti dans tous mes reves" (1996) Film Documentaire -René Depestre, "Le métier à métisser" (1998) -René Depestre, "Ainsi parle le fleuve noir" (1998) -René Depestre, "Encore une mer à traverser" (2005) -Susan Buck-Morss, "Hegel et Haiti" (2006) -Thomas Hobbes, "Léviathan" (1651)
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Fou hier, fou aujourd'hui, encore plus fou demain
Je gratte la peau des rêves...
Je m'écorche la mémoire...
J'écoute au fond de moi
la musique de mes songes
le bruit de mes cauchemars
le tapage de mes mots
la grossesse du miroir
l'obésité de l'œuf
entre les nœuds du temps.
[...]
Moi Foukifoura
je voyage au mitan des ténèbres
je foutralingue
je brindezingue
je blinguindingue
je calbrindingue
je décalembrindingue !!!
J'aristocratise la gauche
je démocratise la droite
je déphallocratise le pouvoir.
Et je prophétise la fête
éclatante et sublime
au déboulé du sang
à travers la zinglinderie nocturne.
Je bouline
je débouline
de bîme en bîme
jusqu'au fond de l'abîme.
Je m'embabylone
de boom en boom
de tchouboum en tchouboum
jusqu'au fond du katchouboumbé.
Et puis je renais
je reviens escalader
les hauts pics du pouvoir !
Je suis au sommet de la gloire !
J'ai défloré la Vie
dans le lit du Pouvoir !
Moi Foukifoura
[...]
Je ne suis le clown de personne !
Je suis le clown de moi-même.
(extrait "Foukifoura" de "Frankétienne")