Je suis Jameson Primé, un Haïtien Haitiellement Humain, c'est-à-dire un Haïtien imprégné du sentiment le plus profond de la Liberté et de la disposition à assister son semblable. Doté de diverses formations académiques en sciences humaines et sociales (Sociologie, Philosophie, Littérature, Histoire de l'art, Science de l'éducation), je désire ardemment mettre l'ensemble de mes savoirs et compétences au service du monde (de la vie), et particulièrement ma terre natale AYITI (Haiti: ce morceau d'Afrique toujours souffrant dans les eaux de la Caraïbe) dont un peuple longtemps meurtri des politiques du chaos montées de toute pièce par les exploiteurs de l'extérieur en parfaite complicité avec les petits jouisseurs de l'intérieur depuis le (fulgurant) lever de soleil de la grande expérience humaine de 1804. En ce sens, passionné toujours à la recherche de l'humain, du vrai, du beau, et donc du bien, je déteste plus que la mort l'Injustice. Dans la simplicité et le calme de mon ÂME infatuée, je suis un vent fort pour tous les bas-fonds (comme l'écrivait F. Nietzsche dans "Ainsi parlait Zarathoustra"). De ce fait, « Gardez-vous de cracher contre le vent! ».
"Génial mégalomane ou singe mégalomane, je le dis souvent de moi-même pour agacer mes frères trop jaloux qui n'ont pas aucun sens de l'ironie exorcisant et de l'auto-dérision. J'apprends, je désapprends. rien n'est absolu et tout est relatif." (FRANKÉTIENNE, FRANKÉTIENNE, anthologie secrète, Mémoire d'encrier, 2005, p. 38)
"C'est un colosse taillé comme une falaise, FRANKÉTIENNE. Dans les Caraibes, c'est un mythe. Doublé d'un féroce mégalomane." (André Clavel, Le Temps, 2004)
"Un écrivain total. Poète, romancier, essayiste, dramaturge, peintre, sculpteur, musicien, fasciné pas les sciences physiques et grand connaisseur des mystères vaudous comme des mythes grecs, FRANKÉTIENNE incarne le renouveau des lettres autant que l'espoir d'un pays." (François Busnel, revue Lire, 2004)
"Dieu a besoin de moi pour la manifestation éclatante de sa puissance infinie et de sa gloire immense éternelle. Ainsi je deviens moi-même Dieu en partie et en totalité. 1+1= INFINI Alors je marche contre la Mort et j'efface le Néant."
(FRANKETIENNE, Anthologie secrète, Mémoire d'encrier, Canada, 2005, p. 22)
" [...] Nous sommes en train de vivre, depuis ces vingts dernière années, la dernière phase de dissolution d'une sociétés qui n'a jamais mis en valeur les principes essentiels de l'indépendance de 1804. j'ai tendance, avec raison, à disculper les masses face à l'irresponsabilité des élites. Les masses n'ont jamais eu aucune possibilité de réussir leurs revendications."
"Pour la conjoncture actuelle,il nous est donné de constater la reproduction du même système aberrant et mystificateur. Les intellectuels haitiens continuent à inscrire leurs comportements et leurs actes dans la vielle tradition de la trahison chronique alors que leurs paroles et leurs écrits ne sont qu'un brassage de poussière, de fumée et de vent."
"En ce qui me concerne, j'assume le risque d'être traité de DÉFAITISTE par et pour mon silence, et je DÉCIDE de ne jamais plus me mêler de politique active jusqu'à l'extinction de ce petit quota de jour qu'il me reste à vivre."
"Mon éventuelle participation, liée à mes dernières utopies, se situe dans l'espace de la création artistique et littéraire jusqu'à la Spirale textamentaire que je considère déjà comme l'oeuvre ultime du vieux clown Foukifoura."
"Au bout du compte, il est regrettable et honteux de constater que ceux-là qui combattaient Duvalier et Aristide ne sont différents ni des macoutes ni des chimères."
"J'espère simplement avoir dit ma vérité en ce lieu qui a toujours été une fabrique de chméres. Je demeure pourtant maladivement attaché à cette terre douloureuse. Personne ne peut ni ne pourra m'apprendre à aimer Haïti." (ibid., pp. 153-154)